Réponse de Pim Verschuuren, chercheur à l’IRIS et co-auteur de Paris sportifs et corruption (Ed. IRIS-Armand Colin)
Par Khadija Mohsen-Finan, politologue, chercheure associée à l’IRIS
Le Maroc vient de « retirer sa confiance » à Christopher Ross l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental, l’accusant de conduire « un travail partial et déséquilibré ». Ce n’est pas la première fois qu’un émissaire est désavoué par l’une ou l’autre partie. En 2004, après avoir proposé deux plans de paix rejetés par le Front Polisario pour le premier et par le Maroc pour le second, James Baker présenta sa démission. Il fut remplacé par le néerlandais Peter Van Walsum. Trois ans plus tard, le Front Polisario demandait son départ pour avoir déclaré au journal El Païs que « l’indépendance du Sahara est une option irréaliste ». Son manque d’impartialité avait conduit le Secrétaire général des Nations Unies à ne pas renouveler son mandat.
En janvier 2009, Il est remplacé par Christopher Ross, diplomate chevronné qui a fait carrière au sein du Département d’Etat comme spécialiste du monde arabe, il fut notamment ambassadeur en Syrie et en Algérie. En acceptant sa mission au Sahara occidental, cet arabisant qui maîtrise divers dialectes maghrébins voulait parvenir à « une solution juste et durable du conflit ».
« Le rapport américain sur les droits de l’homme en 2011 est truffé de préjugés et de mépris pour les faits. » Par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Pékin a vivement critiqué le dernier rapport américain sur l’état des droits de l’homme en Chine. Celui-ci pointe du doigt l’oppression croissante des opposants au régime, une accusation qui ne manque pas d’alimenter le regain de tension diplomatique actuelle entre les deux pays. La Chine a d’ailleurs publié dans la foulée son propre rapport sur les Etats-Unis, dénonçant notamment les discriminations contre les minorités ethniques ou religieuses, et les brutalités policières contre les manifestants d’Occupy Wall Street.
« La mafia a pénétré toutes les familles, elle gangrène toutes les institutions du Monténégro, et l’Occident continue de soutenir le clan qui a mis le pays en coupe réglée. » Le président fondateur du parti libéral LSCG, Slavko Perović a livré une critique acerbe de son pays et de ses concitoyens. Dans son entretien, le libéral revient sur les six premières années qui ont suivi l’indépendance du Monténégro, notamment sous la présidence du nationaliste Milo Dukanovic jusqu’en 2010. Il reproche à ce dernier les dérives mafieuses dans la gouvernance du petit Etat balkanique, quant aux Monténégrins « c’est un peuple qui a voulu et qui a choisi tout ce qui lui arrive. »
« Nous réfutons totalement toute responsabilité gouvernementale dans ce massacre terroriste qui a visé les habitants. » Le ministre des Affaires étrangères syrien a nié la responsabilité du régime dans le massacre perpétré à Houla la semaine dernière. Ayant causé la mort de plus de 100 personnes, dont une trentaine d’enfants, ce drame a suscité l’indignation générale de la communauté internationale. Kofi Annan rencontre aujourd’hui Bachar Al-Assad afin de tenter la relance de son plan de cessez-le-feu. « A moins que le Conseil de sécurité de l’ONU ne prenne des décisions d’urgence pour protéger les civils, le plan Annan ira en enfer » a affirmé de son côté l’Armée syrienne libre.
Que sait-on de la politique étrangère du Front national ? Et de celle que Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle 2012, veut mettre en œuvre ? Jusqu’à présent, celle-ci n’a guère intéressé les spécialistes et l’on entend encore trop souvent que l’international ne serait pas le fort de ce parti. Le FN n’a pourtant jamais ignoré le monde extérieur, qu’il considère comme un espace dangereux pour l’avenir national et néanmoins utile au rayonnement de la France.
Jean-Pierre FILIU, historien et auteur de « Histoire de Gaza » (Ed. Fayard), répond à nos questions :
Pourquoi le rôle de la bande de Gaza dans le conflit israélo-palestinien a-t-il été minoré ?
Quelles ont été les conséquences de la prise de contrôle de Gaza par le Hamas ?
Quel a été l’impact de la révolution égyptienne sur la bande de Gaza ?
C’est le New York Times qui dévoile la nouvelle : le Président des Etats-Unis a lui-même supervisé la mise en place d’une liste secrète d’éliminations de membres présumés d’Al-Qaida, dans le cadre de la guerre menée par attaques de drones contre le réseau terroriste au Yémen, en Somalie et au Pakistan. Barack Obama s’attribue ainsi un rôle sans précédent dans l’histoire présidentielle.
Cela fait près de trois mois qu’un conflit oppose les étudiants québécois au gouvernement de l’actuel premier ministre libéral Jean Charest. Au cœur de ce mécontentement, un projet de réforme des droits universitaires. Depuis quelques semaines et après l’échec de plusieurs processus de négociation, les manifestations se sont intensifiées, conduisant le gouvernement à adopter une loi très contestée de restriction des manifestations. Ce lundi, une nouvelle séance de pourparlers a été entamée.
Depuis presque cinq ans, les Palestiniens sont divisés entre l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et le Hamas dans la bande de Gaza. Un accord de réconciliation nationale avait été signé entre le Fatah et le Hamas au printemps 2011. Les pourparlers de ce lundi relancent le processus de formation d’un gouvernement d’unité, discuté et reporté à maintes reprises.
A la veille de Rio+20, quel est le bilan de vingt ans de développement durable ? En quoi la ville est-elle, ou peut-elle être, un terrain d’expérimentation et d’action du développement durable ? Quels sont les principaux défis de l’urbanisation mondiale ?
7 septembre 2005 Après 25 ans à la tête du pouvoir égyptien, Hosni Moubarak brigue sa quatrième réélection. Mais à la différence des précédentes, les candidats d’opposition sont autorisés à se présenter avec certaines garanties de non-représailles. Ils sont donc dix à se présenter. Mais cette ouverture permet surtout au peuple, peu convaincu de l’honnêteté de ce scrutin, d’exprimer publiquement sa défiance vis-à-vis du régime, chose jusqu’alors inimaginable.
27 mai 1984 Premières élections législatives “libres” depuis l’arrivée d’Hosni Moubarak. La campagne est considérée comme la plus libre depuis la révolution de Nasser en 1952. Un vent de « libéralisation démocratique » sur la vie politique égyptienne.
Le 6 octobre 1981, le président égyptien Anouar el-Sadate est assassiné. Deux jours plus tard, son vice-président Hosni Moubarak est désigné comme son candidat successeur par le Parlement. Le 13 octobre 1981, sans réelle opposition il est élu par le peuple et affiche dès le départ son intention de poursuivre le processus de paix avec Israël, engagé par son prédécesseur sur la question du Sinaï. Il gagne vite en popularité et s’impose comme un grand leader du monde arabe.
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